Palmarès : Tours, 1er centre-ville commerçant

Le 31/01/2018
- Commerce

La Fédération du commerce spécialisé Procos a rendu public son palmarès 2018 des centres-villes commerçants les plus dynamiques. Le quotidien économique Les Echos y revient dans son édition du 30 janvier 2018. Dans la catégorie des « grandes agglomérations résilientes », Tours a été classée 1ère devant Nantes et Strasbourg.

Voir l'image en grand © Procos Un centre-ville dynamique, analyse Procos.

24 centres-villes des plus grandes zones d’influence de France ont été étudiés. Dans ces métropoles, la population dépasse les 500 000 habitants et le nombre de commerces est supérieur à 300 dans l’hypercentre. L’élément commun du dynamisme commercial est, selon Procos, « la mise en œuvre, sur la durée, d’une politique globale de la ville visant à renforcer les transports collectifs (tramway ou métro), à assurer une place équilibrée entre l’automobile (parkings en centre-ville) et piétonnisation, à maintenir en ville de grandes administrations et à utiliser au mieux l’attractivité historique de la ville ou à créer des événements inscrits dans le calendrier touristique (ex : Strasbourg, Nantes) ou assurer une forte attractivité des activités culturelles ou de loisirs (Tours). »

L’étude note que le centre-ville de Tours « s’impose comme principal pôle commercial de l’agglomération en termes de chiffre d’affaires et demeure à ce jour la seule polarité à pouvoir accueillir des grandes locomotives shopping. »
Centre-ville : de vrais atouts
Procos met en avant les atouts tourangeaux :

- Une aire métropolitaine d’une attractivité exceptionnelle qui quadrille un bassin rural large et captif ;

- Une agglomération dense, plus riche, plus jeune et plus prospère que d’autres villes de taille comparable ;

- Une ville de tradition d’arts et d’histoire destination majeure de la Touraine ;

- Des industries de pointe et des activités tertiaires qui confèrent une bonne part des catégories socio-professionnelles supérieures et le premier pôle étudiant de la région ;

- Un cœur marchand de 900 commerces et une zone de chalandise de 600 000 habitants. Sur ce point, « Tours se rapproche des villes aux zones d’influence comprises entre 800 000 et 1 000 000 d’habitants comme Grenoble » ;

- Un taux de vacance commerciale à 6,6 % (galeries de centre-ville comprises), niveau inférieur à la moyenne des villes comparables (7,4 % de vacance) ;

- Des projets qui renforcent l’attractivité comme Porte de Loire, en haut de la rue Nationale ;

- Un centre-ville qui présente de très bonnes performances en termes de chiffre d’affaires avec un loyer raisonnable.

Voir l'image en grand © Christophe Gaye 900 commerces en centre-ville.
Tours : une Métropole résiliente
Conclusion de l’étude : « La métropole tourangelle a toujours été un lieu résilient, ses remparts lui ont permis de traverser les guerres ; son maire emblématique, Jean ROYER (1959-1995) a notamment contribué à préserver la vieille ville des excès de la périphérie des années 60. Si le commerce de périphérie s’y est développé comme dans le reste du territoire, il s’est fait de manière mesurée et a finalement eu peu d’impact sur la commercialité du centre-ville. »

Données fortes :

- Le taux de vacance a légèrement évolué (+1,5 % sur deux ans) mais demeure à un niveau très faible ;

- Les chiffres d’affaires des enseignes progressent de 0,8 % en moyenne depuis 2013 ;

- Depuis 2016, l’ouverture de Starbucks Coffee, Pylones, Palais des Thés, Mc Donald's, Mauboussin, La Compagnie des Petits, Comtesse du Barry, BA&SH, Bagelstein… confirme l’attractivité du centre-ville sur toutes les gammes et activités ;

- La population de la zone d’influence augmente de 0,5 % en moyenne depuis 2006, alors que l’emploi progresse de 0,1 % en moyenne ;

- Le chômage a reculé de 0,7 % entre 2016 et 2017.

Procos fédère plus de 260 enseignes qui représentent 60 000 points de vente, 735 000 emplois et 93,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.