Du fonds derrière la façade

Le 17/04/2018
- Commerce

La Ville constitue un fonds pour aider les commerçants ou artisans désireux de rénover leur vitrine.

L’Express, dans son édition du 7 au 13 mars (rubrique économie), publiait un article titré : « Tours, un centre-ville qui fait recette. » L’article, flatteur, s’appuyait sur une enquête de la fédération Procos*, laquelle plaçait Tours en tête des villes les plus engagées à (re)dynamiser leurs commerces. Pour Mauro Cuzzoni, adjoint au Maire en charge du commerce, « de belles vitrines sont l’un des éléments de cette redynamisation ».

Ce n’est pas aux grandes enseignes nouvellement implantées, auxquelles l’élu fait référence, mais aux vitrines désuètes ou très dégradées que les propriétaires, volontaires, aimeraient bien rénover. Le problème est qu'ils n’ont pas la force bancaire des grandes enseignes.

Or, la vitalité de ces commerces de proximité, où qu’ils soient dans la ville, est aussi importante que l’arrivée de franchises renommées.

C’est pourquoi, par délibération au Conseil municipal, la Ville a décidé de réserver une enveloppe budgétaire dans « le but de subventionner, à hauteur maximale de 3000 euros par projet, commerçants ou artisans désireux de sauter le pas du renouveau ». Par convention, ce sont les chambres consulaires (CCI et Chambre de Métiers) qui, recevant chacune 10 000 euros de la Ville, sont chargées d’instruire les dossiers suivant des critères précis (cf. encadré) et près desquels les demandeurs doivent s’adresser.
Pour bénéficier de l’aide de la Ville, il faut :

  • Un montant minimum des travaux de 1500 € H.T,
  • Une surface de vente inférieure à 300 m2,
  • Être inscrit au registre du Commerce et des Sociétés ou au répertoire des Métiers,
  • Une vitrine sur rue ou sur une place de la Ville de Tours,
  • Un avis favorable d'un organisme technique reconnu (architecte) si nécessaire,
  • Un accord du service urbanisme de la Ville de Tours pour la réalisation des travaux,
  • Des travaux réalisés par une entreprise dûment déclarée.

Dans le secteur sauvegardé, le plus touristique, la Ville et l’architecte des bâtiments de France demeurent toujours très attentifs aux réfections entreprises, car il s’agit là de conserver, parfois de retrouver, le cachet dû à des lieux patrimoniaux dans lesquels des commerces ont pu s’installer. Aujourd'hui les dossiers de rénovation, hors du centre historique, sont examinés avec un soin comparable.

Une subvention pour embellir sa devanture est une incitation dont la Ville tirera toujours bénéfice pour sa propre attractivité. Tours Métropole l’a compris. Elle a mis en place, à son échelle, un dispositif similaire, le Fonds Façade.